​A Maffle, en 1925, 446 ouvriers sont inscrits au Syndicat des Carriers. 200 travaillent à la Carrière de la Dendre qui a repris son activité en avril 1921. Le syndicat est reconnu et il assure l’embauche des ouvriers. Le patron, Alfred Degavre est bien forcé d’admettre ces conditions. En février 1925, il prétend assurer lui-même la distribution du travail et il ferme l’entreprise (lock-out). Après discussion le travail reprend quelques jours plus tard. En juin 1925, c’est le patron du chantier Gain-Bougard qui refuse de tenir compte de l’embauche proposée par le syndicat et qui ferme son entreprise qui occupe environ 40 ouvriers.

La situation s’aggrave à partir du 18 décembre 1925. La grève durera jusqu’au mois d’avril 1926. Les patrons de Maffle sont soutenus par ceux de Soignies et refusent définitivement de recruter leurs ouvriers et d’organiser le travail sous le contrôle du syndicat. Les maîtres de carrière de Soignies sont solidaires parce qu’ils refusent le système de recrutement installé à Maffle depuis 1921. Au bout de 4 mois de grève, les patrons vont engager des « supplanteurs » venus de l’extérieur et reprendront les ouvriers qui acceptent leurs conditions. Ces briseurs de grève seront appelés des « tiètes de bos » (têtes de bois) et seront rejetés par ceux qui ont continué à se battre pour le maintien de la position syndicale soutenue par la majorité des ouvriers de la carrière. Pendant cette longue grève, des ouvriers tailleurs de pierre seront forcés de chercher du travail à l’extérieur. La photo ci-après montre une équipe qui a émigré en Corse. Leur entreprise n’a pas réussi et ils sont revenus au bout de quelques semaines.

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