Ce dessin, acquis récemment par le Cercle royal d’Histoire et d’Archéologie d’Ath représente la carrière Rivière au début de son exploitation. Il a été réalisé par le juriste Adolphe Demarbaix (1803-1866), procureur du Roi à Mons en 1847 puis conseiller à la Cour d’Appel de Bruxelles en 1854. Artiste amateur, Il a dessiné et lithographié des Vues prises dans l’ancienne enceinte et dans les environs de la ville de Mons entre 1820 et 1828.
On découvre la machine à vapeur qui actionne la pompe pour épuiser l’eau qui noie les travaux d’extraction de la pierre. Cette machine a été installée en 1825. A côté de la cheminée carrée, des tuyaux descendent au fond de la carrière et assurent l’exhaure de l’eau. Le gisement est représenté schématiquement et évoque les bancs de pierre. Les bâtiments de ferme à l’arrière appartiennent au Comte de Malengrau d’Hembise et sont occupés par Antoine Tacquet, un notable du village. La ferme sera achetée en 1850 par la Carrière Cailleau (ferme du Baron) pour ouvrir une annexe à sa carrière de la chaussée de Mons.
Le propriétaire de la Carrière, Pierre Samuel Rivière est originaire de Cresseron (Normandie) où il est né en 1799. Issu d’une famille de carriers, il est venu à Maffle comme « piqueur » et appareilleur. Il s’est rapproché de la famille de Jean-Joseph Baguet (1765-1819) dont il épousera la fille, Sophie le 25 juillet 1825. A ce moment, il achète une carrière qu’il équipe d’une machine à vapeur. Il aura 10 enfants nés entre 1826 et 1940. L’exploitation de sa carrière sera poursuivie par ses enfants qui constitueront la société Rivière Frères et Sœurs en 1861.
Pour en savoir plus, on se reportera au Bulletin des Amis du Musée de la Pierre, 26, février 2014, p.1.
La carrière vers 1885.La pompe d’exhaure est toujours en place à côté des bâtiments qui abritent les scieries depuis 1841, photo ancienne, Musée de la Pierre.