Les scieries constituent un élément essentiel dans les carrières de petit granit. Le bloc de pierre extrait (de 12 à 20 tonnes) est calibré pour entrer dans le bâtiment  où il s’installe sous un châssis oscillant muni de  lames en acier de différentes épaisseur. Un jet d’eau entraîne le sable qui va couler sur le bloc et servira d’abrasif. Habituellement les armures fonctionnent jour et nuit en deux poses avant 1918 et en trois pauses après la loi des Huit Heures.

Une fois sciées (après quelques jours), les tranches sont réparties entre les tailleurs de pierre qui réaliseront les élément qui ont été commandés à la carrière.

La technique de sciage, connue depuis l’antiquité, a été pratiquée au cours de l’histoire. L’énergie nécessaire à la mise en mouvement du châssis oscillant a varié au fil du temps. Elle peut être fournie par l’homme ou l’animal. Beaucoup  de scieries sont actionnées par la force du vent. Au 18e siècle, l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert montre un moulin à vent qui entraîne un châssis avec des lames. Au début du 19e siècle,  dans la région d’Ecaussinnes, c’est l’eau qui apporte la force indispensable.

La  machine à vapeur va remplacer l’eau ou le vent à partir de 1825 dans le bassin d’Ecaussinnes-Soignies et à Maffle à partir de 1842.

Scierie de pierre avec moulin  à vent, Encyclopédie de Diderot et D’Alembert.

Scieries de la Carrière de la Dendre à Maffle vers 1935

Scieries des carrières du Hainaut à Soignies, début 20e siècle.

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