Le sort de cette maison remarquable a été évoqué au Conseil communal au début de l’année 2026 à l’initiative de Thierry Despret (PTB). Elle est en travaux depuis de nombreuses années et les défenseurs du patrimoine se posent des questions à son sujet[1]. Cette maison néo-gothique est un des derniers vestiges de la carrière qui a été exploitée le long de la chaussée de Mons de 1841 à 1869. L’affaire a prospéré. Elle produisait de la pierre de taille et de la chaux. En 1846, elle occupait 200 ouvriers.
L’affaire a été reprise par des maîtres de carrière venus du Tournaisis : Cailliau et compagnie puis Henri Dutoit. Mise en difficulté par des problèmes de succession en 1863, l’exploitation est définitivement abandonnée en 1869 lorsqu’une trompe d’eau envahit les travaux et remplit la carrière en quelques heures.
La maison du maître de carrière a survécu à l’entreprise et a été occupée au 20e siècle par la famille du fleuriste Van Oycke. Le site aux abords de la carrière mérite d’être entretenu de manière rigoureuse et constitue un lieu de promenade où des expériences de protection de la faune et de la flore peuvent être menées. L’ensemble fait partie du patrimoine historique et naturel du pays d’Ath et mérite d’être sauvegardé et mis en valeur[2]
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[1] Francis HOSTRAETE , « Quel avenir pour la maison du maître de la carrière du Baron » et « La brève histoire de la carrière du baron Lefebvre et sa nouvelle vie », dans Le Courrier de l’Escaut, 28 février 2026.
[2] Jean-Pierre DUCASTELLE , « La carrière du baron à Ath » dans le Bulletin des Amis du Musée de la Pierre, 5, décembre 1990, p. 11-15 et Les Carrières de Maffle, Ath, Cercle royal d’Histoire et d’Archéologie d’Ath et de la région et Musée de la Pierre, 2013, p. 100-108 (Etudes et Documents, XXV).